Des ombres à mettre en lumière !

Voici 2 photographies d'une même sculpture en bas-relief. Il s'agit d'un paysage de Porquerolles, le lieu s'appelle la baie du Grand Langoustier (c'est pour moi un souvenir émouvant car c'était mon premier mouillage forain et ça se passait dans les années 60 ! Le "mouillage forain" est un endroit où on peut passer la nuit le bateau étant seulement tenu par l'ancre. Il arrive que l'on soit réveillé en fanfare au milieu de la nuit et que l'on doive déguerpir pour trouver un autre endroit abrité !).
Si vous observez ces 2 photos vous pouvez comprendre que notre tout premier outil de sculpture est LA LUMIÈRE.
Sculpter c'est créer des ombres, il faut donc savoir dès la sculpture comment l'oeuvre sera éclairée afin de créer les ombres et en fait travailler avec un éclairage qui soit à  peu près le même que celui qui éclairera le tableau dans sa place définitive. 
Tout ceci est impératif pour un bas relief mais on doit aussi en tenir compte pour une ronde bosse : dans ce cas les creux et les reliefs donnent vie à  la sculpture et ne vont pas l'un sans l'autre ! 

 

A méditer...
Jean-Louis
Une news qui vaut aussi pour la pierre...

Sculptures traditionnelles des indiens des îles Haïda Gwaii

« L’art est un don du monde des esprits.
Nous avons tous la capacité de visualiser, c’est notre lien au monde spirituel. » 
Robert Davidson, clan t’saalth laanaas, 1993

 

Aujourd’hui, nous partons vers l’ouest, nous traversons l’océan Atlantique, nous traversons le Canada et tout à l’ouest, notre avion se pose à Vancouver, au bord de l’océan Pacifique !!!

Tout au long de cette côte vivaient depuis toujours des tribus indiennes (avant l’arrivée des Européens) de chasse, de pêche et de sculpture. Ils avaient l’habitude de sculpter et d’ériger devant leurs maisons des totems racontant l’histoire de leur famille. En même temps ils aimaient décorer et sculpter leurs objets usuels : plats, couverts, bijoux etc… Chez les Haïdas, l’art est inséparable de la vie et la vie est inséparable de la nature.

Les Européens en arrivant nommèrent les plus de 150 îles de l’archipel où ils vivaient : « les îles de la reine Charlotte ».

Après des siècles les Européens ont enfin admis que ces indiens étaient les propriétaires légitimes de ces terres et les îles ont retrouvé depuis peu leur nom d’origine : Haïda Gwaii.

Les tribus s’appellent : Haïda, Salish, Tlingit, etc… et fort heureusement les héritiers des premiers indiens ont su sauvegarder les traditions de leurs ancêtres. Quelques uns d’entre eux sont justement célèbres pour leurs créations de bijoux et leurs sculptures sur bois, souvent ornées de nacre tirées des Ormeaux (Abalone en indien) qu’ils pêchent en abondance.

La tradition artistique haïda est reconnue comme l’une des plus belles du monde. Les grands musées du monde entier abritent les chefs-d’œuvre de l’art haïda. Les grandes figures des mythes haïdas se retrouvent dans de délicates œuvres de pierre, de métal, de bois et de vannerie. 

 

Une histoire et des oeuvres d'une richesse incroyable à découvrir sur les sites ci-après :

Peuple amérindien  

Musée canadien de l'histoire

page wikipedia Haidas  

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